3000_1082754481423_1603185072_30199549_3474511_nLa volonté tenace du maintien du bouclier fiscal nous amène à dire que la politique de la droite est bien en faveur d’une seule catégorie de la population.

Le non-remplacement d'un fonctionnaire retraité sur deux coutera encore 35 000 postes à la Fonction Publique l'an prochain, dont 16 000 pour l'Education Nationale, pour à peine 500 millions d'euros par an d’économie. Autre symbole "droitiste", la taxation des indemnités versées aux accidentés du travail, une goutte d'eau, injuste de surcroît, pour soigner les finances publiques. La défiscalisation des heures supplémentaires, une mesure inefficace avant la crise et anachronique pendant la récession, coûte toujours 4 à 5 milliards d'euros. Depuis 2002, "les deux-tiers des baisses d’impôts de la période, soit 20 milliards d’euros par an sur un total de 30, ont été fléchés vers les plus riches" notait la fondation Terra Nova.
Pour la Sécurité Sociale, la question de soumettre à cotisations sociales (hors CSG) les dizaines de milliards d'euros annuels de revenus de placements financiers n'est même pas abordée. Par contre pas de problème pour ce gouvernement à augmenter le forfait hospitalier et continuer le déremboursement des médicaments.

En 2010, la France empruntera 150 milliards d'euros pour faire face à ses échéances, et sans compter le "Grand Emprunt".

Le plus surprenant est que cette dérive des comptes publics ne s'est accompagnée d'aucune mesure sociale d'envergure.

Les pauvres restent pauvres, les précaires restent précaires. Tout juste, certains reçoivent-ils quelques aumônes sociales de circonstance.

Les entreprises vont être soutenues, grâce à la suppression de la taxe professionnelle (12 milliards d'euros). Les ménages, eux, gagneront une taxe carbone, un maigre RSA et quelques prêts à taux zéro pour s'acheter un logement neuf. Pendant ce temps l'Etat s'est privé d'une dizaine de milliards d'euros de plus-values: en prêtant 10 milliards d'euros aux banques françaises en novembre dernier, il a soigneusement omis de prendre quelques parts dans le capital de ces banques exsangues. Le remboursement par anticipation de cet emprunt de crise va aussi couter à la France et surtout aux citoyens, dont nombre d’entre eux ont perdu leur travail et leur dignité.

Cette politique injuste socialement et dangereuse économiquement nous ne la partageons pas, et nous la combattons.

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